Election
de Madame Univers : la femme mariée de
l'année !
Madame Univers
2011 c'est peut-être vous !

Ça pour mettre des minettes
célibataires sur les hautes estrades, les
médias se précipitent. Par contre,
dès que la femme se marie, aussi belle
et intelligente soit-elle, elle devient une femme
mariée invisible ! Elle n’intéresse
plus personne y compris son mari parfois…
Serait-ce le syndrome de la
fille virginale qui attise les foules et la femme
mariée, donc usagée, qui répugne
?
Les 13 F ont décidé,
une fois de plus, de lutter contre l’invisibilité
des femmes mariées en dehors des prismes
du marketing et de son insultante considération
de la ménagère de -50ans. Une femme
mariée se mue en ménagère
de consommation et rien d’autre.
Si vous êtes une femme
mariée moche ou belle, sociétale
ou infernale, fidèle ou infidèle,
animale ou végétale, responsable
ou irresponsable, sortez de votre coquille, sortez
de votre brouillard givrant, sortez de votre torpeur
et mettez-vous sur le podium de la gloire : le
podium de Madame Univers pour être la Femme
Mariée de l’Année !

Une Madame Univers de rêve
!
Une élection majeure.
Une émotion pour nous toutes...
C’est l’histoire
d’une femme mariée de la région
de Bergerac d’une quarantaine d’années
qui se demande si sa vie amoureuse n’est
pas une énorme farce. Longtemps célibataire,
un peu trop longtemps à son goût,
Isabelle s’éprend d’un amour
tendre pour un agriculteur. il y de cela dix ans.
Elle estime que le sérieux de cet homme
et sa rigueur dans son travail combleront un cœur
quelque peu dérouté par la négligence
des hommes jusqu’ici rencontrés.
Beau mariage, fête au village puis dès
le lendemain, la vie d’agricultrice prend
le dessus. Un métier rude mais qui plaît
à Isabelle. Un mari qui s’échine
sur ses terres et qui bien vite devient distant.
Un premier enfant pourtant, un second mais là
rien ne va plus. Le ton monte, le partage part
en fumée. Le travail ajoute de la tension
jusqu’à ce que vienne le mépris
au quotidien. Isabelle est plutôt volailles
bio, son mari est plutôt élevage
intensif… Isabelle est déçue.
Son instinct de survie lui commande de ne plus
faire de vagues et de vivre en parallèle
de son mari. Même toit certes, mais pas
même lit. Depuis la mise en place du chacun
pour soi, la pression est retombée. Isabelle
ouvre à la location de vacances une partie
des bâtiments de la ferme. Le résultat
est probant. Les réservations sont pleines
en saison seulement la clientèle aimerait
un peu plus de standing. Nouvel investissement,
une grande piscine est réalisée.
Le moulin est rénové. La propriété
est splendide. Effet immédiat sur l’afflux
des vacanciers, ce sont dorénavant des
industriels qui viennent. La cour est encombrée
de limousines. Isabelle regarde cela avec amusement.
Il y a quatre ans, le mois
d’août amène de nouveaux vacanciers.
Une famille néerlandaise visiblement aisée.
Seul le fils aîné parle un peu français.
Il s’intéresse à l’élevage
des volailles et aux yeux d’Isabelle. Isabelle
ne cherche pas à jouer les amoureuses indécises.
Pendant trois semaines, elle s’offre sans
restriction à ce jeune-homme enflammé.
Une once de culpabilité, à peine
; un grand pessimisme surtout en se disant qu’il
est dommage que les bons moments de l’amour
ne durent pas.
Les vacances se terminent,
le cœur serré, Isabelle rentre dans
sa vie de couple avec un souvenir tendre. Elle
est contente d’avoir connu cette aventure.
Gros problème à l’horizon
: si Isabelle consent à « oublier
» cette rencontre pour la paix du cœur,
le beau blond lui écrit des e-mails et
promet de revenir à Noël… Promesse,
tenue… « Je reviendrai en février
! »… « Je m’installe dans
la région… »… «
J’ai trouvé une ferme pour faire
de l’élevage de volailles en plein
air. Pour mon travail, j’ai des chantiers,
tu viens vivre avec moi quand tu veux, je ne veux
pas te forcer… Je t’attends deux ans
! »
Durant ces deux dernières
années, Isabelle espérait une faiblesse
de son jeune voisin néerlandais : une petite
jeune de son âge qui l’aurait enthousiasmé,
une lassitude, une pression des parents…
Les problèmes n’ont fait que s’amplifier,
même ses deux enfants, qui ont compris plus
que nécessaire aiment bien ce grand frère
avec qui ils aiment dorénavant jouer. Le
mari n’est pas dupe. Il ne dit rien. Tout
est prêt pour le grand bouleversement, pourtant
Isabelle n’arrive pas à quitter son
mari. La méchanceté de celui-ci
lui est connue et lui manque parfois… Incroyable,
ce goût amer au cœur qui tient et ne
se décroche. Incroyable, ce jeune homme
qu’elle aime à croquer.
Isabelle est venue sur notre
site non pas pour trouver un amant mais pour savoir
si :
« Bonjour,
… Je suis amoureuse d’un homme jeune
(13 ans moins que moi)… Mon mari me mène
une vie d’enfer… Je ne sais plus quoi
faire… Je ne sais pas où est mon
chez moi… »
Nous avons fait une réponse
stupide comme nous savons les faire… : «…
Laissez votre cœur parler (c’est ce
qu’on dit en ces circonstances – aucun
risque de déplaire ni de se mouiller) …
Il doit bien y avoir une préférence
qui fera la différence… Peut-être
faudrait-il pousser le bouchon un peu loin et
prévenir ces messieurs que vous avez besoin
des deux pour l’instant et que le plus patient
aura gagné votre joli postérieur…
Un repas devant une belle volaille dorée
en « famille »… Cachez les couteaux
de cuisine… »
Silence… Pas de réponse.
Nous avons regretté l’idée
de la volaille dorée… Nous étions
frustrées de ne rien savoir. Plus tard,
nous recevons un e-mail d’Isabelle.
« Je ne vous ai pas donné
de nouvelles parce que je voulais voir jusqu’à
quel point ma nouvelle vie pouvait avoir un sens…
J’ai décidé de ne pas décider.
Je vis dans le village de proximité dans
une maison de ville. Je vais travailler à
la ferme de mon mari tous les jours, il est doux
comme un agneau et quand il met des formes à
sa muflerie je lui propose des canailleries. Il
est toujours aussi ours mais il me plaît
ainsi. Trois fois par semaine, je passe chez mon
amant qui fait profil bas. Dès que je suis
dans l’intimité, je lui donne tout
ce que je peux donner. Je lui ai dit qu’il
pouvait avoir une autre femme dans sa vie compte
tenu que je ne vivais pas avec lui. Mes enfants
ne semblent pas affectés par cette situation
quant à mes voisins, ils ricanent de bon
cœur. Je pense que je reviendrai vers mon
mari, s’il veut toujours de moi pour le
moment mon beau jeune homme j’y tiens jusqu’à
ce qu’il me fasse mal en me quittant. Ce
qui m’impressionne dans toute cette histoire,
certainement, ce sont mes capacités à
faire des choses que je ne croyais pas possible
pour une femme. Je ne pensais pas « imposer
» ma façon de vivre à quiconque.
Je sais que je vais devoir revenir vers une vie
« normale » soit de divorcée
ou d’épouse effacée. Mes parents
me désapprouvent complètement pourtant
dans leur voix je sens une forme de retenue. La
godiche de la famille aurait donc des ambitions
? Oui, je veux être heureuse encore quelques
jours, peut-être encore quelques mois…
Je viens lire votre site régulièrement.
Peut-être qu’un jour je serai une
consommatrice de zom. Je ne me l’interdit
pas. Vous savez, ce qui me plaît c’est
de pouvoir ouvrir mon ordinateur librement…»
Nous avons reçu 383
candidatures (entre 15 juin et 15 août 2011)
pour l’élection de Madame Univers
2011. 166 nous sont apparues « farceuses
». Aucune histoire personnelle ne collait
autant avec notre vision de la femme mariée
qui ose l’improbable. Nous avons demandé
à Isabelle si elle en acceptait le titre.
« Madame Univers 2011
! ... Je peux vous dire que je suis bien contente...
Je pense que ma petite vie devrait avoir quelque
chose d’universel pour de nombreuses femmes
mal mariées comme moi. Je dis mal mariée
mais pas mariée avec le plus mauvais des
zoms, ce n’est pas le cas de toutes…
Mille bisous… J'espère vous rencontrer...»
N’oublions pas les
deux dauphines de Madame Univers 2011.
pilsoleil : Antillaise de braise qui nous réclame
des modèles toujours plus féroces.
Mariée avec un alcoolique infidèle
qui la zigouillera s'il apprend qu'elle est infidèle,
elle ne vit que pour l’amour, la séduction.
Une femme fraîcheur que nous connaissons
virtuellement depuis deux ans déjà.
Jeanne S : Parisienne, bon niveau social comme
on dit qui nous est fidèle depuis le début
ou presque et qui vit sa vie de femme entre mari,
amant d’amour, amants de corps. Le cocktail
des saveurs qui nous plaît.
Bien sûr, notre élection
de Madame Univers n’est pas aussi médiatisée
que l’élection de Miss Univers. Dommage
que les femmes mariées soient des quantités
négligeables aux yeux des médias.
Qu’importe, des Isabelle, pilsoleil, Jeanne,
il en existe beaucoup, elles ont un sel incomparable
celui des femmes mariées qui vivent coûte
que coûte ! Pas de reddition face au mariage,
lutter pour sauver sa peau de l’ennui ou
de l’échec…
Bravo Mesdames.
Merci à toutes d’être présentes.
Amicalement,
Les 13 F
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