La
perte du désir dans le couple est hormonal
!
Il faut en parler
qu'ils disent, tous les gens normaux qui ont des
relations normales avec leurs conjoints normaux.
Il faut dire à son mari : "Tu t'extravertis
mollement mon chéri, serais-tu en phase
d'inquiétude existentielle ?" Le brave
homme, s'il était honnête et blessant
(les hommes sont souvent blessants en étant
malhonnêtes), il nous répondrait
: "je m'interroge sur l'originalité
de déposer mon audace dans ton réceptacle
sachant ce qui m'attend d'avance, une brève
sécrétion qui ne compensera pas
l'effort physique que j'ai eu à me concentrer
pour faire semblant de te désirer."
Le désir ne dure qu'une
saison ; après, c'est de la routine hormonale.
D'ailleurs, soyons honnêtes
les filles, si à 20 ans on se détrempe
à la vue de la photo d'un Brad Pitt, à
trente on s'humidifie sans extase à la
vue de la baguette conjugale, pour être
incertaine à la venue de la ménopause.
Si Monsieur est mou, peut-être est-ce parce
que Madame "restrictionne" les arrosages
?
En réalité tout
devient effort avec le temps et sachant que tout
effort est contraire au désir, il est normal
que le désir évite de vivre en couple
!
Nos maris ne sont pas des monstres
d'égoïsmes assoiffés de dentelles
lointaines, ils compensent naturellement leur
baisse de désir par toujours plus de nouveauté.
Puis un jour, la nouveauté n'y suffit plus,
le mâle s'endort à jamais avant son
trépas.
Nous, les femmes mariées
et naïves, nous voulons croire jusqu'à
l'absurde que, parce que le désir fut,
le désir sera. On s'imagine sans doute
que nos attributs suffisent malgré la lente
désintégration de nos hormones.
En réalité qu'avons-nous de plus
que n'importe quelle femme ? Qu'est-ce qui nous
différencie ? Rien, si ce n'est que nous
sommes devenues des objets de culte au lieu d'être
un objet de Q ! On nous aime en tant qu'épouse
respectable (le mot respectable signifie que la
caresse doit être respectueuse au cours
des ébats), notre libido s'accommoderait
fort bien d'être considérée
comme une dévergondée prête
à tout pour être démantibulée
ou "démontibulée"... La
respectabilité nous tue les filles ! Alors
à quoi bon être respectables
?
En conclusion, à quoi
bon en parler ? Mieux vaut le faire ! Et si l'on
ne le fait pas chez soi, autant le faire ailleurs.
Nos hommes le savent depuis des millénaires
alors pourquoi tant de mièvreries féminines
à trouver l'étourdissement là
où il nous attend ?
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