Les
hommes sont des êtres normaux, les femmes
pas !
Les hommes AOC où sont-ils ?
Un homme c'est toujours normal,
même le dimanche de Pâques ! Un homme
est un être, non point parfait, mais nettement
proche de la perfection sensuelle... à
l'entendre.
L'appétit et le savoir-faire
d'un homme sont l'équilibre même
: ni coincé, ni déluré, il
est absolument "tripotable" : il est
prêt à le jurer la main sur le bitoniau.
L'homme est convaincu d'être formidable
dans les bras d'une femme. Il est doué,
délicat, performant, endurant... Les anges
en sont pantois et ses partenaires comblées...
Il y en a même qui gémissent au crépuscule
et qui hululent à la lune montante, c'est
pour dire ! Quel homme !
Mais alors d'où viennent
ces femmes coincées ou délurées
qu'il rencontre ? D'où viennent ces déçues
des nuits ennuyeuses ? D'où sortent ces
femmes déçues de la futilité
des hommes ?
Qu'elles soient mijaurées
ou affriolantes, elles sont anormales. Oui, anormales.
Le raisonnement est simple comme un cervelet masculin
: si l'approche de l'intimité est un savoir-faire
inné dédié aux hommes, toute
variante n'est que le reflet de l'imperfection
faite femme.
A-t-on entendu dire un homme
avouer qu'il est l'amant le plus navrant que les
rondeurs des femmes aient à supporter ?
Non. Si un homme se sent égaré sous
la couette, la faute en incombe à sa partenaire
qui n'y connaît rien en culbute.
Combien de fois les femmes
devront entendre encore : "Tu vas voir, avec
moi tu vas connaître le paradis, tes orteils
vont vibrer un max !" ? Ils en sont convaincus
jusqu'aux cacahuètes.
Les hommes projettent leur
excitation dans leur comportement face à
une femme qu'ils désirent, ce n'est pas
pour autant que le film soit à la hauteur
de la mise en scène. Le bonhomme est vite
grillé, trop vite à sec, il ressemble
à un puceron en voie de décomposition
après la parade "nuitale".
Vous avez sans doute constaté,
Madame, que face à certains partenaires,
vous êtes une nunuche qui chouine dans l'oreiller
et face à d'autres partenaires, vous êtes
une insatiable éternellement déboussolée,
limite pétasse... la même et unique
femme sortie de sa réalité sous
le regard aveugle des hommes aux prises à
leurs enfermements sensuels, à leurs fameuses
normalités.
Les hommes aiment mettre la
main aux fesses des dames mais détestent
qu'on leur mette une main au panier de fraises.
Les hommes n'aiment pas qu'une femme exprime des
envies festives, cela leur prouvent qu'ils ne
sont pas imaginatifs... La femme est donc interdite
de cueillette en dehors des heures de fortes chaleurs
masculines.
L'homme est l'incompris des femmes... quant à
ce qu'un homme fasse l'effort de comprendre une
femme, il n'en est pas question. Il pourrait s'apercevoir
qu'une femme est l'égale de lui-même
: un concept qui lui couperait le sifflet et allongerait
celui des femmes.
Reste aux femmes la servitude
de combler un homme en étant ce qu'ils
attendent d'elles : un peu légères
comme un yaourt allégé mais surtout
pas une mousse à raser car les envies féminines
sont toujours rasantes. Soyez lui au féminin
et il sera heureux tant que vous le divertirez.
L'homme véritable, version
AOC, est celui qui prend le temps de découvrir
le contenu de la libido de sa partenaire... Celui-là,
s'il existe, aura le droit de demander au creux
de l'oreille de la femme qu'il aura comblée
le sempiternel "Alors heureuse ?" Pour
l'instant, les femmes doivent se battre pour accéder
au plaisir d'être heureuse. "Se battre
contre" dans l'espoir de "se battre
avec l'homme" qu'elles choisissent ou qui
les ont choisies.
Toutes
les femmes ne vivent pas avec l'homme de leur
rêve, pas même avec l'homme avec lequel
elles aimeraient vivre... Il est encore loin le
temps des égalités amoureuses.
Afin de contribuer à
l'amélioration de la consommation des hommes,
nous proposons que soit apposée une estampille
AOC dans l'oreille de chaque mâle de qualité
!
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