Crise
de couple pendant la grossesse et après
la naissance du bébé…

Seuls les hommes
qui sont enceintes
ne sont pas en crise de couple pendant leur grossesse
!
Tout allait bien dans le meilleur
des lits avant que la « joie » d’une
naissance vienne tout gâcher. Une joie souvent
extrêmement féminine et un tantinet
masculine.
Mais pourquoi donc ?
Une femme séduisante
et désirable, libre de son corps qui chaque
semaine qui passe grossit et collectionne déjà
les gestes de la mère qu’elle sera,
quel spectacle pour l'homme des cavernes ! Une
fois né, le divin enfant occupe le temps
de la mère aux dépens de l’activité
de séduction de la femme auprès
de son homme véloce. Privé de la
présence d’une femme séduisante
et désirable, le bonhomme devient distant
et ne se sent que peu concerné par le biberon
et la couche-culotte. Et même si certains
mâles évolués biberonnent,
ils savent très bien que cela viendra en
déduction du temps consacré à
leur propre siphonage.
Comment une femme peut-elle
être le symbole de la féminité
animale, instinctive, pulsionnelle et passionnée
quand celle-ci s’éblouit du miracle
de la vie qu’elle porte en elle et qui fait
d’elle une mère respectable : une
Madone. Les hommes ont beaucoup de mal à
croire au miracle de la femme : celle qui saurait
être amante et torcheuse à la fois.
Une jeune mère peut-elle penser sucette
du mari et allaitement ? Difficile à croire.
Le contact charnel d’un enfant trouble l’envie
d’une sensualité adulte ébouriffante.
Quoique : certaines femmes enceintes sont d’une
gourmandise qui effraie parfois un pauvre mari
habitué à un repas de cantine, de
routine et qui se voit déchiqueté
par une tigresse affamée à toute
heure.

L’homme ne ressent pas
cette part de "sensualisme" secret qui
lie une mère à son enfant. Il se
sent à mille lieux de cette étrange
communion : il veut de la femme de celle que l’on
peut tiger à quatre heures du mat entre
deux portes sans qu’un deuxième larron
ne braille pour téter la tétine.
Monsieur a aussi une tétine qui braille
en silence ! La grossesse d'une femme ou la période
de l'accouchement sont une période faste
pour l'infidélité masculine. Le
mâle est conditionné par la pénétration
des ventres disponibles et plats sans locataire,
toute occasion est bonne pour sauter un bassin
et y nager à loisir.
Ainsi donc, la crise de couple
pendant la grossesse et après la naissance
du bébé surgit dans une relation
sous divers degrés d’intensité
jusqu’à parfois la dramaturgie. Si
majoritairement les hommes ont le fantasme de
troncher une femme enceinte juste pour voir ce
que ça fait à leur baigneur, ils
ont du mal à tripatouiller une mère
respectable qui est l’ancienne femme qu’ils
ont tant voulu avoir et qui s’absente de
plus en plus souvent du cercle de leurs amantes.
Ils se sentent en grand dérangement sans
jamais trouver leur place. Dommage qu’un
bébé ne se loue pas comme un DVD,
il y aurait des séances parents à
des heures choisies et ceci pas plus d’une
heure par mois.
Certaines femmes submergées
par la maternité se sentent moins femmes
et bien plus mère. Certains hommes n’ont
aucun degré de séduction pour embobiner
leur compagne enceinte alors qu’ils ne sont
jamais en reste pour ensorceler la bécasse
du quartier. Une bécasse un peu volage,
c’est sympa à chasser, une fois tirée
on peut la laisser choir sur le trottoir. Une
compagne enceinte c’est moins excitant :
ce sont des heures de supermarchés devant
le rayon couches culottes, ce sont des conversations
sur la rougeole et des responsabilités
qui obturent tout espoir de frétiller avec
quiconque d’autre que cette mère
« vergeturée » qui s’est
empâtée grave. Elle est loin la petite
minette chaude qui n’avait pas froid aux
yeux et surtout qui jamais ne disait non à
une petite visite surprise de bas en haut.
Les hommes aiment l’irresponsabilité,
les filles trempées du désir qu’ils
suscitent. Est-ce qu’une jeune mère
peut-être cette fille insaisissable et incertaine
ou ne devient-elle pas une mère honorable
au consentement répétitif, ennuyeux
et si peu disponible à l’imprévu
audacieux ? Peut-on être plus femme que
mère ? Toutes les femmes n’en sont
pas capables, toutes les femmes n’en ont
pas envie parce que le mari qu’elles ont,
le père de leur enfant, s’illustre
dans la muflerie machiste et si peu dans l’amour
fertile.
Dans votre crise de couple
qui est qui ? Un peu tout à la fois. Torts
partagés, bébé au centre
? Lui seul est innocent…
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