Faut-il
être une femme fidèle à son
mari pour connaître le bonheur ?
Attention ce message pourrait choquer
la femme fidèle qui sommeille en vous !
Toutes ces femmes ont rêvé
d'amour marié un jour ou l'autre
sans savoir quel était leur mode d'aimer...
Nous, les 13 F, avons décrété
l’interdiction absolue et totalement pas
autorisée qu’une femme mariée
soit malheureuse ne serait-ce qu’une seconde
en cette année annuelle, en l’année
qui suivra et ainsi de suite jusqu’à
ce qu’une femme mariée ait envie
de ne plus être aimée. Plus question
d’avoir un cœur de femme mariée
tristounet ou flip flop ou encore désespéré
jusqu’à croire qu’il n’y
a pas d’amour sur la planète Terre.
La planète, enfin, surtout les humains
ont des cœurs gros comme ça (surtout
les femmes – parce que les hommes, il subsiste
des doutes). Le problème de l’amour
c’est qu’on court après et
qu’une fois trouvé on le met dans
la boîte du mariage ou celle de la possessivité
et là les emmerdes commencent. L’amour
s’ennuie, s’étiole, se fait
des rêves cochons et n’a qu’une
envie c’est d’une bonne dose de liberté
de penser, de baiser… Oui les baisers, c’est
le remède absolu des femmes mariées
moches dans leur état défait. Le
bisou dans le cou ou sur le con, pas plus con
qu’un autre quand il se fait le petit Jésus
d’un passant. Oui, il nous faut croire au
petit Jésus, y croire le temps d’un
amour bref parce que pour l’amour éternel
c’est une affaire de Dieu, du bon Dieu,
des Mauvais et des Imparfaits de l’au-delà.
Les Présents, c’est nous que voilà
! Pour ne pas être malheureuse, il faut
faire l’amour et si ce n’est pas le
mari qui tri(n)que s’en sera un autre, voire
deux, voire... De l’amour, il y en a partout,
ne pas en avoir dans sa vie, c’est ne pas
accepter de se baisser pour le ramasser là
où il est : dans nos envies profondes de
nous donner ! Allez culottes et caleçons
sur les chevilles, on va s’aimer !
Je sais que des femmes mariées
absolument fidèles à leur mariage
viennent s’échouer sur nos pages
avec un cœur à l’agonie, des
colères et de l’amertume qui piquent
les yeux. Chacune sa solution de vie mais pour
autant renoncer à de l’amour ne vous
est plus possible parce que tant qu’il y
aura des hommes, une femme trouvera le moyen de
se faire aimer. Accrochez les grelots, dénoyautez
les olives, pressez sans trop… puis recrachez
le tout au visage de la solitude.
Aimer l’amour pour le
bien qu’il nous fait même si c’est
futile, inutile, avez-vous autre chose à
faire en ce moment que de vous abandonner ? Laisser
une trace de votre passage dans la chair masculine,
les hommes en rêvent, ils en crèvent
de nous voir partir. Là, ils nous aiment
pour l’éternité et nous les
aimons ainsi : nostalgiques de nos postérieurs.
Je suis amoureuse de ma liberté
: femme mariée, deux enfants, les impôts
en hausse, j’ai un Q ferme qui lâche
sa proie quand il le décide. Le divorce,
très peu pour moi, je serais capable de
me remarier avec un homme et son amour quotidien,
sa tendresse désabusée, son ignorance
de ce que j’aime faire au lit. Un seul homme
dans une vie ne permet pas de se connaître,
chaque homme sélectionné du bout
du cœur est une inspiration artistique. Allons-nous
faire foutre en attendant le déluge…
Je suis heureuse et vous désormais,
êtes-vous prête à l’être
ou préférez-vous accuser les hommes,
la société, le pape, l’équipe
de France de foot de votre fin du monde ?
Une des 13 F |