Rencontres
Coup de foudre - L'amour au travail
Témoignage :
"Je m'appelle Nathalie
et j'ai 28 ans. Je suis blonde, mince, plutôt
jolie. Enfin c'est ce qu'on dit ! Moi je trouve
que ça va à peu près. J'ai
eu quelques petits copains, mais ça ne
durait jamais longtemps, jusqu'à ce que
je rencontre Olivier, il y a trois ans. C'était
vraiment le coup de foudre, pour lui comme pour
moi. Très vite on a décidé
d'habiter ensemble. J'aimerais bien avoir des
enfants. Lui il dit qu'il veut bien aussi, mais
il voudrait bien attendre un an ou deux (il a
27 ans) parce qu'il a envie de voyager le plus
possible. Par son boulot, il a la possibilité
d'avoir des billets d'avion presque gratuits.
On est déjà allé aux Seychelles,
en Thaïlande, au Maroc, à Bali, à
New York, et puis on va souvent au ski : si on
avait des enfants, je ne sais pas comment on ferait
! On s'entend très bien et je n'ai pas
vraiment de problèmes avec Olivier, il
est vraiment très gentil. Je pensais vraiment
à me marier avec lui. Nous avions fixé
une date pour l'année prochaine. C'est
pour ça que je ne comprends pas pourquoi
je suis tombée amoureuse de mon patron.
Je travaille dans un
grand magasin, et dès que je l'ai
vu la première fois, j'ai senti quelque
chose. Ce n'était pas un coup de
foudre comme avec Olivier, mais il y avait
quelque chose en lui de différent...
comme si je le connaissais depuis toujours.
Son premier jour de travail, il a fait le
tour du magasin pour se présenter
à tous les employés. Moi,
je ne l'ai pas vu arriver, je discutais
avec une collègue. Il est arrivé
dans mon dos, et j'ai sursauté. Quand
il a dit qui il était, je me suis
sentie un peu gênée parce que
j'étais en train de papoter au lieu
de travailler, mais il n'a fait aucune réflexion
désagréable, et il nous a
même souri en s'excusant de nous avoir
dérangé !
En général
je n'aime pas les barbus, mais là,
j'ai flashé tout de suite ! J'en
ai même parlé à ma collègue
dès qu'il s'est éloigné,
mais je n'ai pas insisté car elle
le trouve ordinaire. En fait je n'ai pas
compris tout de suite que j'étais
vraiment amoureuse. C'est quand j'ai commencé
à penser à lui en m'endormant
le soir que je me suis dit que c'était
de l'amour.
Il a la quarantaine,
les cheveux grisonnants par endroit, mais
il ne fait pas vieux du tout. Il fait "homme".
Et puis il a une allure folle, il est toujours
habillé d'une façon impeccable.
Et dire qu'avant je n'aimais pas les hommes
en costume... Mais il n'y a pas que son
physique qui me plaît, tout me plaît
chez lui. D'ailleurs il est apprécié
par tout le personnel, enfin par la majorité.
Il est toujours aimable et poli. Mais il
n'est pas faible, je l'ai vu se mettre en
colère contre une caissière
qui avait accumulé les bourdes, c'était
une colère terrible, mais parfaitement
justifiée ! Et puis ce qui est bien
avec lui, c'est qu'il sait reconnaître
quand il a tort. Au tout début qu'il
était là, pendant une réunion
de l'encadrement, il s'est excusé
publiquement auprès d'un chef de
rayon qu'il avait repris à tort...
On s'est tous regardé parce qu'on
n'avait pas l'habitude : ça nous
changeait de son prédécesseur,
un gros macho imbécile que tout le
monde détestait.
Certains le trouvent
un peu bizarre, parce qu'il fait des choses
inhabituelles. Par exemple, il ne mange
pas à la cantine, il reste dans son
bureau et il grignote des fruits secs en
lisant. La secrétaire m'a dit que
c'étaient souvent des livres de théâtre.
Ça m'impressionne un peu... Un jour
je passais près de son bureau et
la porte était entrouverte. Je ne
sais pas combien de temps je suis restée
à le regarder. Et plus je le regardais,
plus je me rendais compte que je l'aimais
vraiment... Les larmes me sont même
montées aux yeux. Il était
à quelques mètres de moi,
plongé dans son bouquin... j'ai entendu
deux caissières arriver, alors je
suis vite partie, mais j'étais dans
un état incroyable : mentalement
et physiquement. Je ne pensais pas que ça
pouvait arriver simplement en regardant
quelqu'un. Je ne sais pas comment dire...
mon corps le voulait maintenant, plus seulement
mon esprit.
C'est ce jour-là
que l'obsession a vraiment commencé.
J'y pensais tout le temps, le jour évidemment,
mais aussi la nuit. J'allais me coucher
de plus en plus tôt. Je ne regardais
presque plus la télé le soir,
et j'allais me coucher bien avant Olivier.
J'étais impatiente de "retrouver"
Michel. Roulée en boule sous la couette,
j'imaginais des choses complètement
folles avec lui, tous les fantasmes du monde
me traversaient l'esprit. Evidemment, quand
Olivier venait se coucher, je ne dormais
pas mais je faisais semblant, parce que
je ne voulais pas faire l'amour avec lui.
D'abord je n'en avais pas envie, et puis
j'avais très peur de dire à
voix haute "Michel..." Comme Olivier
est un homme vraiment gentil, il ne me réveillait
pas, mais un jour il m'a demandé
ce que j'avais. Je vois bien qu'il s'inquiète
un peu, mais je ne sais pas quoi lui dire.
Je ne sais même pas quoi penser de
lui parce que ma tête est envahie
de Michel... Tout le reste n'a aucune importance.
Pour attirer l'attention
de Michel je suis arrivée un jour
au boulot en robe de soirée. J'avais
préparé un argument pour les
réflexions de mes collègues
(j'ai dit que je partais directement du
boulot pour une soirée d'anniversaire),
mais je ne rêvais que d'une chose
: qu'il me remarque. Quand il a fait comme
chaque matin le tour du magasin, il est
venu vers moi. Je faisais semblant de ne
pas le voir arriver, j'avais le cœur
qui battait à cent à l'heure
et les mains moites. Il m'a dit bonjour,
j'ai tourné la tête, il m'a
fait un grand sourire et m'a dit une phrase
que je n'oublierai jamais : "La nature
a fait du bien bel ouvrage en vous faisant
si féminine..." J'ai balbutié
quelque chose, j'étais à la
fois très heureuse et très
gênée. Toute la journée
je l'ai passée sur un petit nuage.
D'autant que dans l'après-midi, il
est revenu me voir. Là je n'étais
plus intimidée, mais je me sentais
la plus belle femme du monde. J'étais
certaine qu'il allait m'inviter à
boire un verre après le travail ou
quelque chose comme ça... Mais il
n'a rien dit de spécial, il m'a juste
aidé un peu à ranger mon rayon.
Il ne l'avait jamais fait avant, alors je
suis certaine que c'est un signe.
Depuis ce jour-là
je me suis renseignée et je sais
qu'il est célibataire. Je cherche
tous les moyens de le séduire, mais
je ne sais pas comment faire. A la fois
il est très proche, mais j'ai l'impression
qu'il est complètement inaccessible.
Il est aimable avec moi, mais pas plus qu'avant,
avant le jour où il m'a fait ce si
beau compliment. Il faudrait que je sois
de plus en plus féminine, mais je
ne peux pas aller travailler tous les jours
en robe de soirée !
Si j'étais un
homme ce serait plus simple, je lui enverrais
des fleurs... Comment faire pour séduire
un homme surtout quand c'est son patron?
J'aurais besoin de conseils et peut-être
de leçons de séduction.
Nathalie"

"Des conseils de séduction,
je ne sais pas si ça existe. Une fille
peut se maquiller, se mettre une mini-jupe ou
un fourreau de chez Yves Saint Laurent. Elle peut
être à la mode ou avoir créé
son propre style, pour attraper l'homme qu'elle
souhaite c'est plus une question de feeling réciproque.
Le problème chez
les mecs, c'est que leur queue est plus
rapide que leur cervelle. Si une fille est
sexy, ils penseront d'abord à se
la faire et éventuellement, en cours
de route, avoir un sentiment le temps que
leur désir les guide vers elle. Après
c'est la dérobade et la fille de
l'air avec une nouvelle plus bandante.
D'après ce que
j'ai cru deviner chez les hommes (et je
n'ai que 27 ans et qu'une dizaine d'expériences
à mon actif) il faut trouver un savant
dosage entre charme sexy et charme personnel.
Il faut mettre en valeur sa personnalité
en étant pétillante et nature.
Pas de plan star, pas non plus d'attitude
sombre, ennuyeuse. Un zeste de joie de vivre
dans un joli petit corps bien mis en évidence
par un régime basses calories, quelques
séances de gym, tu ajoutes une pointe
d'intelligence et d'humour. Tu entres ta
petite personne dans une décontraction
de la fille qui assure, même si tu
es morte de trouille, et si le bonhomme
est aussi distant qu'auparavant c'est que
tu n'as aucune chance. Tu n'es pas son genre.
N'en fais pas trop, soit présente
auprès de lui de temps en temps,
éloigne-toi après pour ne
pas qu'il se sente étouffé.
Il faut que s'installe une complicité
entre vous. Quand un homme se sent complice
d'une fille et qu'elle est séduisante,
c'est tout bon. Il pense toujours avec sa
queue mais le cerveau commande un peu de
délicatesse. Quand un homme pense
à être délicat, il commence
à avoir un soupçon de sentiment.
Ce n'est pas gagné mais c'est un
début.
Ne te prends pas la tête
dans le genre, je suis une femme, il est
un homme... Bon, bien sûr, si c'est
ton boss, fais gaffe aux affaires de harcèlement,
aux affaires de jalousies auprès
des autres employés. Tout ça
est compliqué à doser mais
si tu nages dans le subtil tu te feras ton
patron avant la saison prochaine.
Si jamais tu te rétames
et qu'il a compris que tu voulais le chauffer,
pense à changer de boutique parce
que les affaires privées dans le
business, en général il y
a de la houle à prévoir.
Je croise les doigts
pour toi, bagarre-toi, même si tu
échoues, tu te souviendras de ce
que tu auras vécu, si tu ne fais
rien tu auras des regrets toute ta vie.
Corinne"

"Je suis du même
avis que Corinne à propos des hommes et
de leur propension à confondre la précipitation
dans leur désir et le besoin qu'ils ont
de posséder une femme. Je suis plus âgée
et je remarque que les hommes ne changent pas
avec l'âge. Ils sont "impétueux"
et pas forcément dans le on sens du terme.
Vous avez pensé
à vérifier son célibat
? Un célibat intégral ou une
idylle avec une petite amie discrète,
ce n'est pas la même chose. L'amour
et le travail se concilient difficilement,
mais les affaires amoureuses multiples bien
moins encore.
Si vous vous montrez
trop entreprenante vous risquez des problèmes
de toutes sortes. A vous de trouver la vraie
complicité. Vous devrez éviter
le copinage, et a contrario que cette entente
soit exclusivement professionnelle. Vous
deviendriez exclusivement un élément
productif pour votre directeur, et non une
femme. A moins que vous ne vouliez aussi
faire coïncider votre plan de carrière,
ce qui n'est pas incompatible avec des ambitions
amoureuses. Etre une femme a parfois des
avantages qu'il serait stupide de négliger.
Un avancement amoureux et social grâce
à un homme séduisant, moi
je suis preneuse sans restriction.
Un jour viendra où
vous aurez à parler d'amour, je vous
le souhaite. Soyez spontanée. Même
si vous êtes écarlate et que
vous postillonnez. Quand il faut y aller,
il faut y aller ! Si vous avez bien préparé
votre approche, il ne saurait être
insensible.
Maéva"

"A croire les femmes,
les hommes sont de répugnants satyres dénués
de sentiments. Vu le nombre de vestes que je me
suis prises dans ma vie alors que je suis bien
portant dans la tête et raisonnablement
bien fini physiquement... vu qu'à chaque
fois que j'ai tenté d'être amoureux
d'une femme et que je me retrouve toujours seul
dans mon lit avec une fille dont je n'ai que faire,
parce que celles avec qui j'aurais aimé
avoir à faire m'ont fait comprendre plus
ou moins poliment que je ferais mieux d'aller
brouter d'autres pâturages... j'ose me permettre
d'informer ces dames que le cynisme, l'indifférence,
les coups de foudres bidons et les liaisons fantasques
sont autant bien répartis du côté
masculin que féminin. Nous sommes tous
des futiles au moment où nous devrions
avoir des égards. Ni les hommes ni les
femmes ne respectent les sentiments d'autrui.
Tous s'en foutent de l'autre. Les femmes sont
aussi superficielles que les hommes. Les hommes
s'excitent auprès des femmes qui se glorifient
de l'excitation qu'elles provoquent. Vous ne vous
déguiseriez pas autant en starlette du
dimanche si vous ne cherchiez pas à être
désirable. Dans de si grands filets de
séduction à coup de fard à
joue et de lifting, il est normal de ramener des
prises de second choix. Les femmes veulent éternellement
séduire et se plaignent d'être éternellement
l'objet de convoitise. Elles abusent du maquillage
pour cacher la viduité qui les compose
et l'animalité qui les motive. Si les femmes
cherchaient avec autant de minutie la crème
de jour de l'intelligence raffinée, plutôt
que la crème antirides pour soutenir leur
apparence de peau, je crois qu'elles auraient
moins à souffrir de nos audaces animales.
Entre le mépris de la condition féminine
dans certains pays, et la surexposition de l'image
sensuelle de la femme par chez nous, je crois
que l'équilibre se trouve au beau milieu.
Les femmes occidentales ne sont ni victimes d'injustices
sentimentales ni d'injustices dans l'expression
de leur libido. C'est très bien ainsi,
je trouve que c'est juste mais que cessent ces
complaintes de la femme soumise aux quatre volontés
des hommes qui ne valent pas trois pets de lapin
constipé !!! La guerre des genres existe,
chacun a ses armes et chacun est en embuscade
! Les déçus de l'amour tombent les
uns après les autres, quels que soient
les genres des individus.
Jean-Christophe"

"Misère affective...
c'est légion ici... j'ai bien compris qu'un
homme pense avec sa queue quand une femme lui
fourre sous le nez ses arguments. Si d'aventure
un tel homme ignore une telle morue, c'est un
goujat ... c'est le mur des lamentations ici."

Incontestablement les
manques affectifs sont légion dans
un site de rencontres quel qu'il soit. Ces
carences amoureuses se trouvent aussi dans
la vraie vie...
Si à F-M-R*, nous
les femmes mariées, nous nous laissons
aller aux lamentations, c'est en constatant
la misère masculine qui, pour s'exprimer,
insulte les femmes.
La pauvreté de certains
hommes qui, plutôt que de tenter de pêcher
la morue, pourraient éventuellement s'initier
à l'art de s'exprimer avec respect, est
une arrogance que l'on trouve souvent soit sur
un lieu de travail, soit à domicile et
bien évidemment sur Internet. (Nous mettons
à votre disposition une recette
de brandade de morue pour homme).
Avec les messages que
nous recevons, avec les annonces que nous
trions, nous avons une photographie assez
précise de ce que peuvent être
les comportements masculins face aux femmes.
Nous recevons aussi des
messages incrédules d'hommes biens
élevés. Ils n'imaginent pas
l'ampleur de l'incorrection de leurs congénères.
A ceux-ci, nous leur répondons, avec
chaleur, qu'ils ont été épargnés
par la vulgarité et qu'incontestablement
cela les rend uniques à nos yeux.
Mais à combien d'hommes mal dégrossis,
une femme doit-elle être confrontée
pour rencontrer un homme raffiné
? ... Nous ne chiffrerons pas le nombre
car c'est à se lamenter !
Merci à cet énième
correspondant anonyme qui nous fait nous
souvenir qu'il est difficile d'être
une femme dans le filet des hommes.
Les femmes F-M-R*
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