Notre
poitrine toujours plus haute, plus écrabouillée
?
C'est atroce ! Pourquoi veut-on
toujours remonter les femmes, toujours leur ajouter
un je ne sais quoi de plus que ce que dame nature
a bien voulu nous concéder dans sa grande
générosité.
Il y a quelques années
déjà, j'avais misé sur un
soutien-gorge camisole pour me donner du sex-appeal.
Mon mari n'a pas constaté mon effort marital
mais mon amant d'alors avait fourbi de nouvelles
ressources pour notre plénitude commune.
Le faire sans le défaire... Les initiées
comprendront l'astuce.
Puis, je me suis lassée.
J'étais devenue très hautaine. Je
suis revenue vers une modeste lingerie de coton
pour mon époux et de soie pour mes apartés.
Dans un grand moment de déprime
: absence d'amant et indifférence de mon
mari, j'ai voulu me remonter le popotin avec une
culotte spéciale remonte fessier. Idée
que j'ai vite abandonnée car j'avais toujours
l'impression que mon postérieur était
harcelé par une main baladeuse.
Maintenant, je vais investir
dans un soutien-gorge à tétons intégrés.
Derrière cette invention se cache un artifice
encore plus extravagant. Les femmes vont être
assurées que leurs tétons seront
aussi vastes qu'une galaxie et toujours visibles
en relief même sous un pull irlandais.
Que chacune s'imagine avoir
deux corolles synthétiques gigantesques
"sous le menton" pour bien prouver qu'elle
est une femme.
Malgré la forte tentation,
j'ai décidé de faire abstraction
de ces protubérances. Je vais aller au
devant des hommes avec mon petit équipement.
Je vais éventuellement gonfler le torse,
ce qui ne sera pas un mal pour mes dorsales. Une
allure altière est le signe évident
qu'une femme est femme sans mascarade.
J'attends avec impatience la
prochaine collection de lingerie factice. Je tente
vainement d'anticiper l'astuce séduction
qui fera rage dans les rayons des soutien-gorges.
Ils ne vont pas oser mettre un vibreur "poitrinaire"
pour signaler dans les parages que la femme est
en attente d'amour ?
Si ? Vraiment ? C'est en projet
? J'achète ! Au diable le ridicule !
|