La
Grève pour tous ! Plusieurs fois
par an !
C'est la crise économique,
c'est la crise
de couple... Tout n'est que crise et il n'y
a pas de quoi rire ! Tout va mal. Le chômage
grimpe sur les travailleurs sans autorisation
préalable. La courbe de l'intimité
des couples est de plus en plus basse.
Nous proposons une grève
générale tournante.
Nous en appelons à
la CGT, CFDT, FO, SUD.... Nous en appelons
au bon sens civique pour une grève
illimitée.
Quand il n'y a pas de
métro dans la ville, il n'y a pas
de service minimum dans les caleçons.
A chaque conflit social,
nous constatons que davantage de parisiennes
commandent davantage d'hommes F-M-R*. Les sociologues
nous le disent depuis longtemps : quand
il y a crise, les humains resserrent les
rangs et les fesses. Ainsi, quand le conflit
se durcit, il y a toujours un membre du
couple qui va randonner sur les avenues
pour rencontrer le pouvoir casqué
au coin de la rue. Quand on vous dit que
les crises rapprochent les gens... Un rang
de robocops face à un rang d'agitateurs
de fanions, qu'y a-t-il de plus humainement
chaleureux ? Cette liesse populaire est
un exemple de fraternité. Pendant
ce temps, l'autre partenaire, que le chômage
conjugal étrangle, milite sur Internet
pour une reconnaissance de sa plénitude
corporelle.
Il nous paraît
légitime que chaque couple, alternativement,
manifeste dans la rue pour une augmentation
salariale, et manifeste sur F-M-R* pour une
augmentation des plaisirs corporels. Ainsi,
une grêve tournante nous paraît
être la meilleure manière de
régler les problèmes endémiques
de la France : le manque d'argent et le
manque d'amour. Imaginons un mari portant
fièrement sa banderole à la
Bastille pendant que madame lutte hardiment
à sauver sa libido. Le lendemain,
monsieur reviendrait à la maison
pour soigner ses ampoules aux pieds en batifolant
sur la toile, pendant que madame manifesterait
tout son intérêt pour un manifestant
extra-conjugal, voire éventuellement
un CRS ayant une belle matraque. Rapprochement,
rapprochement...
Pour sortir de la crise,
il faut se rapprocher, tous ensemble, tous
ensemble... mais toujours deux par deux
sinon c'est l'anarchie.
Un service minimum de
grève générale de 48
heures par mois nous semble un point de
départ non négociable qui
permettrait aux français d'augmenter
leur pouvoir d'amour trop bas à défaut
d'augmenter leur pouvoir d'achat.
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