Choisissez
une coloration que les hommes comprennent !

Un homme qui pense, si si ça
existe (il ne faut simplement pas lui compliquer
la tâche) définit des goûts
précis d'autant plus précis qu'il
rêve d'embrocher une poulette. Bien sûr,
il clamera sa bienveillance et argumentera qu'une
poulette brune a autant de saveur qu'une poulette
blonde. Il ira jusqu'à vous narrer son
parcours de fin gourmet en énumérant
les blondeurs conquises et les méditerranéennes
soumises. Il vous tendra la calculette en prouvant
par de subtiles pourcentages qu'il connaît
parfaitement le sens de la parité capillaire...
Néanmoins, les femmes n'ont pas forcément
le plumage assorti au duvet. Les hommes vont-ils
être capables de suivre les colorations
féminines ? Les conversations masculines
basées sur les récapitulatifs des
culbutes passées ou simplement imaginées
vont-elles suivre les nuances. "Je me suis
fait une fauve à mèche océane
!". Et le copain de bistrot rétorquera
: "Ha ben moi je crois bien qu'elle avait
la touffe mauve !". Un troisième larron
ajoutera : "Mais de quelle touffe tu parles
?"...
Madame, vous avez déjà
noté toutes les limites du vocabulaire
masculin quant à décrire une femme,
mais si celle-ci change de coloration aussi soudainement
que l'homme change de caleçon (toutes les
trois semaines environ), l'homme risque de vivre
des confusions extrêmes. N'oublions pas
que chez l'homme seules trois femmes existent
: la blonde, la brune, la rousse... Peut-on envisager
un étiquetage de notre coiffure afin que
tous nos efforts de distinction ne passent pas
inaperçus. Car inaperçue, tel est
le danger qui guette une femme trop facilement
qualifiable mais cependant, par trop de nuances
l'homme ne nous reconnaît plus. Quel dilemme
!

Jessica Alba dans
toutes ses couleurs ! |