La
photographie des monuments mégalithiques
intimes
Après une partie de
jambes en l’air, une femme peut être
amenée à vouloir immortaliser l’objet
du séisme (si séisme il y a).

Il faut vraiment
aller le chercher son menhir !
Il arrive parfois que le dit
objet s’avère d’une taille
minuscule et qu’il faille se plier en quatre
pour le localiser.
Madame, si vous vous étonnez,
lors d’une prise de vue, d’avoir du
mal à cadrer le petit menhir de Monsieur,
il est possible que le pouvoir de votre subjectivité
sensuelle, lors des ébats, ait grossi
le galet jusqu’à vous faire croire
qu’il s’agissait d’un monument.
L’imaginaire féminin est ainsi, il
allonge les preuves d’amour au-delà
des réalités de ce qu'un homme peut
offrir bien souvent.
Qu’importe si la photo-souvenir est sans intérêt, le principal
reste l’impression corporelle… La
prochaine fois, vous y regarderez à deux
fois avant de tailler la pierre pour qu'elle se
dresse sans vous faire de l'ombre pour autant.
Conseil avisé : la mise
en image des trophées est une prise de
risque lorsque vous téléchargez
la brochure sur un ordinateur. Même effacée
de la corbeille, une photo peut ressurgir grâce
à un logiciel de récupération
de fichiers gratuit que l’on trouve facilement
sur le Web. Alors pour les alignements de Carnac,
méfions-nous !
Une solution audacieuse : faites-en
des tirages sur papier et mettez vos oeuvres en
cimaise dans votre salon. Si l'on vous demande
le sens de cette expo : répondez que c'est
de l'art moderne. On expose bien des cadavres,
pourquoi pas des menhirs masculins !
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