Les
femmes surfent sur la vague !
Les fantasmes des femmes :
le sujet de type marronnier répétitif
est à la une d’elleadore, notre site
féminin préféré du
moment.
On vous passe le sempiternel
classement des images furtives qui habitent les
femmes. La prise directe par deux poireaux allègres
aurait nos faveurs… Pourquoi pas. Dans le
fond plutôt que de se charger la meule d’une
paille maigrichonne pourquoi ne pas se taper des
bottes à longueur de journée !
Le plat pays féminin
qui est elleadore publie judicieusement un commentaire
unique. Une lectrice déçue par la
minceur du billet journalistique note que chez
les femmes il y aurait davantage d’agitation
imagée dans les têtes que nous le
serine les médias aseptisés. Elle
déplore que le sujet ne soit pas abordé
plus profondément.
Foin de cette remarque, nous
nous sommes réunies autour d’une
table ronde, nous les 13 F, pour aborder le fond
de nos technicolors intimes.
Alors voici le menu :
• Pour certaines, la filmographie est
« gore » ou illégale puisqu’elle
se porte vers des personnes intouchables par la
loi. De vraies disjonctées lubriques violentes,
arracheuses de ceci, harnacheuses de cela…
Le pauvre type qui passerait dans la salle de
projection risque sa peau. Sang, boyau, macération,
perforation, recherche de l’extrême.
Une part de destruction, une part de rejet de
la conformité, un besoin de franchir des
murs…
• Pour certaines autres, la filmographie
est facétieuse presque puérile…
La main dans la confiture étalée
sur un cours de tennis devant des millions de
téléspectateurs (Il s’agit
d’un synopsis condensé – quoique).
Films petits bourgeois par excellence. Rien qui
ne soit extraordinaire, simplement des petites
envies non réalisées qui ne méritent
pas nécessairement une réalisation
tellement elle pourrait être décevante.
• Pour quelques-unes rien ! Ecran blanc.
Incapables d’imaginer une scène acrobatique
par anticipation. Elles peinent à se représenter
ce que peut être un désir enfoui.
Elles connaissent le désir réel
de circonstance – un regard d’un homme
plaisant à regarder, elles s’émoustillent.
S’imaginer actrices d’un scénario
qu’elles auraient écrit dans leur
subconscient : impossible, elles vivent à
base de réalité éventuellement
fantaisiste mais accessible avec n’importe
quel partenaire.
Nous avons passé aux
sourcils fronceurs nos deux extrêmes. Celle
qui consomme un amant par an et qui fait des efforts
pour sombrer dans l’orgie du missionnaire
versus celle qui se déchire les muqueuses
sur n’importe quel foret super HSS.
La question est :
Alors ça vous chatouille comment le fantasme
féminin ? – Question indirectement
suggérée par la journaliste qui
conseille d’user de nos visions des bacchanales
pour pimenter les frottis. Cette femme s’est
instruite par l’intermédiaire de
savantes lectures livresques, puissamment pompées
pour remplir sa page anecdotique : dorénavant,
elle sait, elle - nous, vous, pas forcément.
Bon alors, est-ce utile de
se faire un songe polisson pour booster l’endormie
ou démultiplier la féroce ?
Réponse : un bof de
communiantes… Nos deux comparses, diamétralement
opposées dans leur prédisposition
à aborder le bidule non interrompu, ne
sont guère enthousiastes.
En quelques mots, elles se
rejoignent sur la recherche de la vague ?

Cette femme part
chercher sa vague d'épanouissement !
La vague ? Mais oui bien sûr
! Une femme se stimule avant tout par sa quête
de la vague parfaite.

La vague est molle,
cette femme est encore hésitante...
La sensation aboutie en amour
ressemble à une embardée de surf.
Une femme part à la recherche du mâle
sur lequel elle glissera. En prenant un joli rouleau
d’envie, elle se sent libre de son expression
intime. Elle ne réfléchit plus.
La vague la soulève, elle guette l’aisance
pour que celle-ci la tienne en équilibre
… Un déhanché par ci, un déhanché
par là. La vague l’emporte, elle
surf et sait que tout est précaire et instable.
Une main ici pour poursuivre, une main là
pour retenir… Et cette vague qui suit un
trait chaotique… Pas le temps de se faire
un film, pas le temps de prévoir une pose,
tout s’emballe, le cœur s’y met,
il s’affole. Perte de contrôle, plus
possible de résister, l’abandon sensuel
vous dégouline de partout. Une femme prend
l’eau en s’élevant : incroyable
paradoxe que cette noyade qui vous suspend dans
les airs.

Cette main lissant
la muraille d'eau... Emotion absolue.
Pas de triche, la surfeuse est au sommet de sa
maîtrise
pendant quelques secondes encore.
L'amour met en danger les femmes,
pourtant ne pas connaître l'amour n'est
pas être femme...
Faire corps avec sa vague,
la suivre jusqu’au bout de sa retenue et
accepter de sombrer dans l’inoubliable moment
d’épanouissement. Un moment d’épanouissement,
vous ignore complètement. Il ignore votre
passé, s’indiffère de votre
avenir. Il vous assène un présent
qui vous claironne combien vous êtes capable
de vivre intensément. Un moment d’épanouissement
peut croiser un fantasme sur son chemin, mais
ce dernier ne saurait commander l’accomplissement
dû au bon choix de la bonne vague. Dans
l’univers de la glisse amoureuse, il n’y
a aucun mot, pas de calcul, pas de méthode,
une femme s’en remet au hasard d’une
rencontre, un mélange d’intuition
et d’aveuglement.
Dernier petit tour de table,
lesquelles d’entre nous 13 peuvent dire
avoir connu le gros rouleau ? L’instant
parfait, l’instant de fragilité exquise
qui laisse l’amour vous pénétrer
jusqu’aux entrailles… Nous l’ignorons,
loin de tout préparatif et méthode
plaisante, nul ne saurait fabriquer une vague
sur mesure. Une vague se vit, rien de plus. Et
s’il y avait quelque chose d’infini
dans tout cela ? |