La
fin du monde est pour tout de suite !

Elle a envie, monsieur
devra agir sur le champ !
Foutus, les zoms vont agoniser,
se décharner, se réduire à
moins que rien, déjà qu’ils
n’étaient pas grand-chose, ils vont
désormais sombrer dans le dérisoire.
Vision apocalyptique ? Point du tout, sinistre
réalité, la race masculine va disparaître…
Mais pourquoi donc ? Une révélation
révélatrice déclenche un
séisme épidermique sans précédent.
Une sexologue à la mode (Catherine Solano)
a enfin déclaré la vérité
vraie sur l’importance relative des frottis
conjugaux : pas de quoi en faire un bordel avec
ou sans queue. Le mâle gourmand ayant la
fringale et se frottant contre le radiateur pour
satisfaire la fonte devra désormais considérer
qu’il lui faudra faire avec la température
ambiante et pas plus.
Fini, l’argumentaire
de l’impérieuse nécessité
du touillage quotidien pour l’équilibre
du couple. Il faut tripoter et astiquer mais pas
autant, ou pas davantage que de prendre le temps
de faire le ménage, la vaisselle, le repassage.
La tâche ménagère ne doit
donc pas être prédominante comme
un mâle en raideur mais simplement érigée
en long quart d’heure d’une détente
méritée. Plus de records à
battre, pas de rythme imposé, juste de
« l’emplafoufounette »
complice dictée par le besoin d’exprimer
un amour vrai.
Les zoms déjà
en proie à des étourdissements pourraient
s’évanouir dans l’abstinence
et en succomberaient à coup sûr :
imaginez un monde dans lequel ce serait l’épouse
qui choisirait, l’heure, la position, la
durée de la conversation par bassins interposés
? Imaginons que la femme ait la liberté
de faire l’amour selon ses critères…
Il faudrait que la fermeté du mâle
soit durable, que la tendresse soit le pendant
rigoureux de la montée des désirs…
Il faudrait des heures d’enlacements multiples
et bigarrés – le rose pour la douceur,
le pourpre pour la passion, le jaune pour les
cocus… Ce serait la fin des zoms incapables
de tenir le rythme des femmes…
Imaginons une grosse envie
d’amour d’une femme mariée
en pleine coupe du monde de foot. Juste au moment
du coup franc qui sauverait la patrie : «
Chéri, j’ai envie d’une position
22, puis 56 dans un enchaînement qui me
mènera naturellement à ma position
fétiche… Allez dépêche-toi,
prépare mon corps en driblant ma pudeur
! ». Le mari contraint d’éteindre
la télé, obligé de jouer
sans tacler… Vision impénétrable
de l’horreur masculine : faire l’amour
quand sa femme en a envie et non pas quand il
en a envie… Obligation d’un score
vertigineux, au moins du trois à zéro
sans être essoufflé avant d’aller
préparer une petite collation revigorante
en cuisine et de poursuivre la partie…
Ne dit-on pas qu’un mari
doit honorer sa femme ? Etrange expression comme
s’il y avait de l’honneur à
se soumettre au désir masculin… Honorer
= rendre hommage, autant dire valoriser, mettre
en valeur, faciliter l’épanouissement
et non pas triturer, asservir, utiliser…
La femme est l’utilitaire de l’homme,
de là à imaginer que l’homme
aurait une quelconque utilité pour la femme,
il y a des failles abyssales à ne pas franchir
et qu’aucun gicleur aussi performant soit-il
ne saurait éclabousser…
Certains zoms objecteront que
cette déclaration des droits du bien-être
naturel a été soulevée par
une femme, certes une sexologue, mais néanmoins
une femme sans doute mal enfourchée n’ayant
pas connu l’Homme, le vrai, le pompier des
inondations prévisibles. D’ailleurs,
une femme peut-elle comprendre ce que peut être
un homme doter d’une lance ? Seul, l’Homme
sait ce que veut dire tenir une lance sous pression,
une pression à vous décalotter du
gaz de schiste à mille mètres sous
terre, dans la roche - car la femme est de pierre,
minérale et sans saveur quand elle ne se
sent pas extraite !
Que deviendraient les hommes,
si les femmes décidaient pour eux de leur
sexualité ? La fin du monde sûrement
! |