Etes-vous
une femme instable ou pétulante ?
Madame, vous déboulez
dans l’univers de la rencontre sur Internet,
sage décision, soyez-en persuadée
mais avec quel état d’esprit ? Quel
tonus vous mène par le bout de vos envies
? N’y voyez aucune intrusion dans votre
vie intime mais les zoms que vous vous apprêtez
à consommer vont tenter de vous cataloguer
à leur tour.
Actuellement, ils sont dans
le catalogue de prêt-à-aimer, pressés
les uns contre les autres en attendant le message
féminin qui les sortira du rayon des objets
perdus. Au travers du style d’écriture
que vous emploierez, vous tirerez la chevillette;
tout comme vous, ils chercheront à savoir
dans quelle catégorie de femme vous ranger.
Le zom étant simple
d’esprit, la femme se classifie en deux
catégories. Les planches de bois ininflammables
(celles qui ne savent pas ce qui est bon pour
elles) et les tailles crayons toujours prêts…
à faire bonne mine (les salopettes bouffeuses
de sucettes)…
Le zom ayant une consistance
monolithique, toute sa substance ne pense qu’à
se faire tailler… Il ne pipe rien aux dégoulinages
souffreteux que vous seriez susceptible de lui
tourner dans votre verve. Autrement dit, la femme
qui raconte sa vie et qui veut en savoir davantage
sur l’amant hypothétique est une
instable. Nous recevons des courriers écœurés
de zoms qui viennent de se taper une dizaine de
courriels avec une femme virtuelle qui leur raconte
ses drames conjugaux… Tout ce qu’ils
veulent se taper c’est la meuf, pas la psycho
de la meuf… Selon les zoms une femme qui
« psychotte » baisse difficilement
sa culotte, elle hésite, elle tergiverse
et en définitive elle louvoie dans les
sphères des amours cérébrales
: l’horreur absolue pour un zom dont le
cérébral est toujours à portée
de main.
Un rien simplifié à
l’extrême, le zom ne supporte pas
davantage la femme qui lui écrit deux courriels
puis lui demande quelques détails sur les
performances intellectuelles de son entrecuisse.
Le zom n’aime pas se faire chauffer les
idées par une pétulante hystérique
des phéromones. C’est ainsi que nous
recevons aussi des courriels d’hommes qui
se plaignent du manque de poétique dans
les rapports avec les femmes. Ils refusent d’endosser
le rôle de bout de viande à tigresse,
ils sont humains et réclament le respect
de leur dignité susceptible !!! Ils veulent
se faire des femmes mais pas se faire bouffer
par une féroce détartrée
de la pudeur conjugale…
En résumé, une femme
est jaugée à partir de la position
de sa culotte. Si la culotte atteint le nombril
et semble s'y attarder (si attardée aussi),
la femme est instable, elle ne sait pas ce qu’elle
veut, elle refuse l’amour en barre !!! Si
la culotte est sur les chevilles avant que le
zom n’ait eu le temps de demander sa grâce,
la femme est une pétulante, une croqueuse
d’hommes qui ferait mieux de se faire soigner !!!
La pulsion est un domaine, un privilège
masculin ! La femme est faite pour attendre son
heure – quand Monsieur voudra…
Chacune constatera que notre identité
de femme ne tient pas à grand-chose…
Pour autant faut-il ne plus porter de culotte
pour ne plus être jugée ? Pas si
sûr, l’absence de repères pourrait
troubler davantage le zom qui sait ce qu’il
veut et refuse de vivre ce que les femmes veulent…
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