Les
femmes mariées sont des perchistes !

A noter, quand
vous serrez la perche de votre entraineur,
ne copiez pas la position des mains de cette sportive,
inconsciemment, dans l'élan,
vous pourriez tordre la perche prématurément
comme une serviette éponge
que vous essoreriez : l'essorage se fait en salle
!
Parlons des effets du grand
saut avec un inconnu…
Quel effet ressent-on quand on est une femme mariée
qui voudrait faire du sport sans jamais avoir
osé bouger un muscle hors mariage…
Le sport qui vous attend Madame,
s’apparente au saut à la perche…
Rien que cela ! Il vous faudra tenir la perche
des deux mains parfois et assurément lever
la jambe… Rassurez-vous, la perche que vous
serez amenée à saisir ne fait pas
4 mètres de long. Un simple petit manche
de petite casserole à manier… La
casserole à sauce vous donne une idée
précise de la taille de l’accessoire…
Partant de là, il vous faudra lever la
jambe… Rassurez-vous, juste quelques centimètres
au-dessus du manche… Plutôt que de
courir en cadence sur une piste, votre allure
devra se faire sentir sur la perche qui au moment
opportun vous enverra en l’air. Vous sautez
à la perche avec un élégant
bien-être et le sentiment d’une élévation
et d’une retombée en douceur sur
le matelas amortisseur d’angoisses.
La première fois, vous
en serez toute ébouriffée, peut-être
faudra-t-il penser à prendre un rendez-vous
chez un coiffeur avant de peigner votre mari d’une
excuse délicieusement brossée d’une
merveilleuse hypocrisie. Au-delà de l’aspect
sportif de votre démarche, vous goûterez
aux joies des comédies sentimentales…
Un mari que vous bichonnerez d’un amour
reluisant comme une gomina et un entraineur que
vous sauterez avec l’espoir d’un record
du monde. Ne dites pas que vous n’êtes
pas suffisamment sportive pour gagner la médaille
d’or du saut à la perche, sachez
que si l’appétit vient en mangeant,
vous allez connaître des besoins irrépressibles
d’être médaillée. La
sportive de haut niveau connaît la valeur
de l’exploit en compétition. Les
périodes de compétition sont hors
du temps, elles sont la synthèse de tout
ce qui constitue une athlète… Perchiste,
vous êtes et vous chercherez l’instant
crucial du dépassement de votre pudeur…
Vous ne soupçonnez pas
l’ampleur de vos performances. Vous pouvez
aller très haut avec une détente
de femme épanouie sachant qu’il vous
est facile de changer de perche en fonction de
vos recherches. Par exemple, les perches souples
pour les sauts tourbillonnants ; les perches fermes
pour les sauts enlevés. Rien à voir
avec la perche de votre mari : cette dernière
a l’esprit administratif des services minimums
– mollesse – manque d’imagination
– faufilage répétitif –
absence de conviction… Elle ne fait plus
de sport, elle se délite et couche sans
doute ailleurs – du moins ce n’est
pas l’envie qui lui en manque dans le meilleur
des cas…
Préparez bien la perche
de votre choix. Vérifiez bien ses performances.
Si vous pouvez faire une rosette avec le nœud
de votre entraineur, n’insistez pas, l’équipement
manque de motivation sportive. Surtout, prenez
bien conscience qu’il y a des millions de
perches qui se tendent vers vous. Soyez intraitable
quant à la fiabilité du matériel.
Ensuite, sautez par étape… Ne mettez
pas la barre trop haut… Trois essais par
compétition nous paraissent être
raisonnables pour satisfaire votre ambition de
championne de votre petit monde intime…
Une seule chose est exigée
de vous, votre discrétion car si les jeux
olympiques suscitent une curiosité mondiale,
il n’est pas utile de passer au journal
télévisé pour commenter vos
exploits sportifs. Une femme mariée perchiste
a le devoir de taire ses records pour mieux s’en
imprégner et les outrepasser à volonté…
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