La
femme est plus sensible que l'homme !

Grâce à
ses cogitations et sa sensibilité innée,
la femme domine toutes les situations maritales
!
Une charmante épouse
ne parvenant plus à supporter les comportements
erratiques de son mari a décidé
de se passer des services conjugaux de celui-ci.
Voici un fait divers qui révèle
toute la délicatesse féminine -
que ces messieurs en prennent de la graine !
La méthode d’éradication
d’un mari devenu encombrant nous paraît
cependant contestable : que les âmes sensibles
s’éloignent de leur écran,
cela n’est vraiment pas beau à voir.
Madame s’est équipée
d’une culotte minimaliste que certains hommes
aiment arracher avec les dents. La scène
se passe dans la chambre. Un lit, rien d’anormal
à ce qu’il y ait un lit dans une
chambre. Le lit est cependant l’endroit
le plus ennuyeux de la planète : pire qu’un
week-end de pluie en été…
Face à ce lit, une gigantesque armoire
de famille. Admirez l’armoire de belle-maman
qui a un pied vermoulu. Pas la belle-mère,
l’armoire uniquement : le pied avant droit
tombe en poussière…
Madame en rangeant le linge
de maison se rendit compte un jour qu’en
mettant les draps de coton de belle-maman à
l’avant droit des étagères
hautes, toute la structure de bois massif craquait
et penchait du côté où l’armoire
pourrait tomber.
Madame eut l’esprit rongé
par une idée - et si l’armoire s’écroulait
sur son mari par accident ?
Une idée ressemble à
un vers xylophage, il est difficile de s’en
débarrasser sachant qu’une vers n’est
jamais seul comme les idées funestes.
L’accident fut donc prévu
un samedi matin…
Madame frétille dans
la chambre après s’être brossée
les dents. Monsieur est joueur, Madame fait du
« cours après moi que je t’attrape
». Monsieur est à droite de l’armoire.
Madame est à gauche et agrippe une moulure
XVIIIème siècle décorant
un panneau. L’armoire angevine vacille et
tombe sur le mari qui s’effondre en hurlant.
Un bras et une jambe bougent. Le Mari n’est
pas mort comme prévu. L’épouse
décide alors de sauter à pieds joints
sur le fond d’armoire pour achever la besogne
salutaire.
Enfin l’agonie et le
trépas ! Appel désespéré
à la police, « j’ai tué
mon mari sans le faire exprès ».
La police compatit. Après quelques jours
d’enquête cependant, la police voudrait
bien comprendre pourquoi le fond d’armoire
semble défoncé par une force surnaturelle
: « Je voulais être sûre que
mon mari soit mort, je ne voulais pas qu’il
souffre ! »
Après expertise de l’armoire,
l’arme du crime, un antiquaire décréta
que ce meuble avait une forte valeur commerciale
car le travail d’ébénisterie
y était rare.
Nous déplorons la destruction d’un
meuble d’époque. Le patrimoine mobilier
de la France serait donc en danger à cause
du mariage. Toute la sueur et l’intensité
créative d’artistes ébénistes
effacées des mémoires ; tout un
savoir-faire, une quête de l’objet
unique à jamais détruits…
Quel crime contre l’art ! Pourquoi les maris
encombrants ne se satisfont-ils pas d’une
planche de mélaminé sur le crâne
?
Ceci étant, nous apprécions
toute l’humanité de cette femme à
vouloir abréger les souffrances de son
mari. Combien de maris auraient soulevé,
un peu, l’armoire en demandant à
l’épouse aplatie : « Tu n’as
plus tes migraines, chérie ? Si ?
Attends, je vais te compresser davantage…».
Il n’y a pas photo entre la sensibilité
féminine et le cynisme masculin. |