Méfions-nous
de la charcuterie sur Internet !

Des bruits de connexion Internet
propagent une situation qui glisse vers le sordide.
Il semblerait que de jeunes adolescents mâles
soient addicts des sites charcutiers. Vous en
avez certainement entendu parler de ces magasins
virtuels à cochonneries dans lesquels les
zoms s’empilent sur des femmes en tenue
de jambon à l’os. Des femmes qui
se font traire, écrabouiller, encaustiquer,
ficeler, saigner comme des truies qui n’accepteraient
pas d’être vidées de leur dignité.
Des sites qui font l’apologie de la décadence
des femmes capables de tout en image. Oui mais
voilà, ces actrices sont prises au sérieux
tant elles sont fascinantes à garder le
sourire devant les caméras qui ne sont
que le prolongement de regards masculins avides
de "charcutailles". Des images de carnage
accessibles aux ados dont le caleçon n’a
de cesse de grossir. La femme est une bête
qui aime les charcutiers…
Il ne se passe pas une semaine
pendant laquelle nous ne recevions un message
d’un homme qui nous demande pourquoi nous
n’avons pas publié son annonce de
rencontre. Le contenu de son étalage étant
composé d’un effeuillage en un lieu
insolite, d’un tranchage publique des côtelettes
de la dame qui aime ça ! Propositions d’expérimentations
géométriques accessoirisées
pour pendre la cochonne par les pieds… Une
liste d’interprétations issues d’une
culture Internet décidément sordide.
Si un homme est surpris qu’on
ne lui serve pas dans son lit la charcuterie dont
il rêve, comment un garçon de 10
ans va-t-il comprendre que la vie va le priver
de femmes à fouetter, de femmes gourmandes
d’animaux, de femmes attelées à
des zoms hurlant leurs joies compulsives ?
Dans notre site, nous avons
choisi de parler de la chose, des femmes, des
zoms sans jamais nous exposer à l’indécence
qui ne sera jamais aussi intense qu’une
folle rencontre. A tous les charcutiers en formation
sur la toile, nous disons qu’aucune femme
n’est une cochonne heureuse. Si l’une
d’entre-elle se prête au jeu des dégradations,
elle n’est que la victime d’une volonté
masculine qui utilise son corps pour faire de
l’argent ou satisfaire sa saucisse. Une
femme a donc moins de valeur qu’une saucisse
: les ados en sont convaincus… Votre fils
aussi, peut-être… |