Mon
mari ne pense qu’à lui !

Tous les zoms sont
occupés à se tenir la perche !
Madame, loin de nos envies
que de vous contrarier lors de votre visite parmi
nous mais l’homme courant ne pense pas qu’à
lui, il pense au bien-être de sa perche.
Quand la perche va, tout va !
Le zom communis est un animal
qui aime la distraction, l’amusement, le
plaisir immédiat. Certes un film peut être
une distraction. Certes la déconnade avec
des potes peut être un amusement. Question
plaisir immédiat, la chose est la seule
activité plaisir qu’il connaisse.
Vous pourriez rétorquer que vous vous êtes
mariée aussi pour la chose et que par le
fait vous acceptez de passer au mixeur régulièrement.
A nouveau, vous n’êtes pas sur la
bonne voie. Le fait que vous soyez à disposition
ne lui procure plus autant de plaisir qu’à
l’époque où vous minaudiez
pour passer une première nuit à
deux. A quoi bon vous arracher la feuille de vigne
avec les dents sachant que vous n’allez
pas dire non… Vous n’êtes plus
un amusement ni pour lui, ni pour sa perche tant
aimée. Vous faites bande à part
pendant qu’il bande son intérêt
pour tout ce qui amuse sa nature de perchiste.
.
Votre côté femme
établie ne l’invite pas à
s’intéresser à vous. Vous
êtes moins intéressante qu’un
écran plat, moins palpitante que sa voiture.
Vous l’ignorez peut-être mais quand
il parle de vous à ses amis zoms, il dit
que vous n’êtes pas portée
sur la chose. Ils en rigolent et rallongent leur
jus avec des blagues de potaches sur la meuf chaude
qu’ils tentent vainement de braconner sur
la toile.
Votre mari ignore votre féminité
pour éviter d’admettre qu’il
vous désire de moins en moins chaque jour.
Vous le décevez, il
s’ennuie, il s’occupe davantage de
lui et vous traîne comme un boulet dans
sa vie. Son indifférence est proportionnelle
à sa désillusion amoureuse. La romance
qui dure, il s’en fout ; il veut percher
à donf, rigoler pour rien, se les gratter
devant de la blondasse et de la bibine. Il veut
se vautrer, vous voulez harmoniser… L’horreur
en somme.
Malgré tout, certains
zoms sont possessifs, ils ont beaucoup de mal
à se défaire de leur vieille tondeuse
autant que de leur vieille épouse. Ces
zoms là rangent les épouses dans
le débarras à côté
de l’aspirateur. Etant un instrument de
ménage, l’épouse y trouve
naturellement sa place.
Rentrer dans le lard de votre
mari ? Bof, il pensera que votre cycle menstruel
vous rend hystérique.
A vous de retrouver un rythme
de vie bien à vous, avec lui ou sans lui.
N’attendez rien, organisez vos désirs
de façon visible, il s’apercevra
que vous vivez par vous-même cela pourrait
l’irriter. Certaines irritations masculines
suscitent des regains de curiosité. Rendez
le curieux de vous ou faites en sorte qu’un
autre homme soit curieux de vous… Facile,
faut que vous soyez «perchable» !
Des millions de femmes vivent
le rythme de vie de leurs maris sans jamais oser
vivre pour elles-même. Pourquoi ? Des femmes
auraient-elles des vies d’hommes à
vivre ? Les hommes vivent-ils des vies de femmes
? En auraient-ils simplement l’envie de
vivre une féminité brimée
?
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