Je
ne veux pas qu’il me quitte, je l’aime
trop !
Théorie de la relativité
de l'amour : la courbure de l'espace temps des
liaisons et des mariages.

Les femmes n'aiment
pas les beaux gosses trop superficiels,
elles préfèrent les intellos tatoués
à l'énergie !
Justement, l’amour n’est
qu’un passage et heureuse celle qui y chemine
le temps des cerises !
Revenons à la clarté
des choses. Une femme mariée n’étant
que modérément éprise de
son mari parce que celui-ci donne toutes les apparences
de n’être pas amoureux de la susdite
épouse, tente de se renforcer auprès
d’un amant étourdissant. Le fameux
et véritable point G !
Une fois saisi, cet amant étourdissant,
lui-même étourdi, la femme mariée
projette des lendemains qui chantent et des printemps
éternels.
La femme mariée aux
abois dans son mariage mitonne l’idée
d’une vie en couple parallèle ad
vitam aeternam en oubliant qu’une liaison
est un temps donné, bref en général,
répété parfois et toujours
accompagné d’un de profundis prochain.
Si le temps est de l’amour, le temps est
toujours compté. S’il est vrai que
certaines liaisons durent tout le long d’une
activité professionnelle et que souvent
à la retraite chacun rentre chez soi, ce
type d’aventure n’est qu’un
mariage qui n’avouera jamais son nom. La
liaison des « polygames » un genre
ancien qui a encore ses adeptes. En ce qui concerne
les passions éphémères (pléonasme
amoureux), celles qui vous dévorent le
cœur, les boyaux et la raison, la théorie
de la relativité amoureuse reprend ses
droits.
Quand, au cours d’une rencontre extra-conjugale,
l’un des protagonistes sent que des sentiments
confus le submergent, l’envie de reculer
est forte. Il faut comprendre qu’aimer en
dehors de son mariage peut être un traumatisme.
On peut se dire que si l’on aime ailleurs,
à quoi bon aimer chez soi ? Pourquoi s’éternise-t-on
dans la couche maritale ? La vraie vie est si
féconde et ne saurait se satisfaire de
l’unicité. Comment vivre un amour
épousé à qui l’on doit
sincérité composée et vivre
une expérience amoureuse externe qui livre
une sincérité incontrôlée
? Le mariage source de clarté devient trouble.
La liaison cachée dans les ombres des désirs
devient lumière. Ce qui devait être
vérité devient mensonge, ce qui
est mensonge devient vérité.
Les amants voulaient non pas
une belle vie mais de bons moments. Les moments
sont si apparemment bons qu’on en ferait
bien toute une vie… Dès que le temps
présent est dense, on veut de l’avenir.
Jamais l’on ne se satisfait de ce qui est,
il faut davantage comme si l’on pouvait
se marier avec le bonheur ! Au titre de l’amour,
les humains attachent ce qui leur semble bon.
Un amant prend ses jambes à
son cou et ne suspend pas ses jambes au cou de
sa maîtresse quand il perçoit la
difficulté qu’il y a vivre deux amours
en parallèle. On ne trompe pas toujours
par haine de son conjoint… On trompe pour
la légèreté, la liberté,
la curiosité aussi même si la toile
de fond est une frustration. Si une liaison devient
lourde de conséquences et génère
plus de pesanteur que de légèreté,
elle devient plus inconvenante qu’un mariage
raté.
Halte aux amours éternelles,
souvenons-nous qu’un mariage en blanc nous
fait broyer du noir au bout de quelques années
et qu’il en va de même pour les liaisons
à moins qu’une liaison ne se transforme
en mariage. Elle gagnerait en temps et perdrait
en intensité.
Tout est relatif dans l’espace-temps
de l’amour. Puisque que tout est sacrifice,
mieux vaut sacrifier le temps et vivre à
la vitesse de la lumière ce qui ne saurait
résister à l’usure…
Comment gérer son stress
amoureux ? Comment supporter l’idée
que tout peut s’arrêter d’un
instant à l’autre ? En ayant de la
mémoire, peut-être… Si toutes
les ruptures, les fins silencieuses sont possibles,
elles peuvent être la prochaine étape
d’une rencontre nouvelle. Le mariage devait
être fidèle à l’amour,
il ne l’a pas été. Il n’est
qu’une rencontre comme une autre avec un
temps pour les rêves et un temps pour les
désillusions. Désillusions heureuses,
quoiqu’on en dise car elles permettent d’autres
rencontres improbables pour d’autres émancipations
et épanouissements inimaginables aujourd’hui
et tellement évidents quand ils seront
vécus. Vivre d’amour n’est
pas agir sur le temps mais vivre l’instant.
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